Trail Blanc des Vosges 2018

27 et 28 Janvier 2018

On vous l’avait annoncé dans notre article sur notre programme 2018, cette année sera l’année du trail! Alors pour bien commencer l’année, première course officielle 2018, c’était le Trail des Vosges! On a choisit de faire le 5km nocturne le samedi soir, puis le 18 km le dimanche matin. C’est bien la première fois qu’on fait si peu de route pour se rendre à une course, après la Rochelle, Tours, Monteynard, partir à « seulement » 250km de chez nous, c’est de la ballade! Comme à notre habitude, on a lancé un appel en vidéo sur Facebook pour trouver une âme charitable pour nous héberger. Et c’est Stéphane et sa petite famille qui ont eu l’immense gentillesse de nous accueillir (et de nous nourrir 😉 ). Un grand merci à vous, c’était un plaisir de vous rencontrer et on a hâte de remettre ça pour partager une ou deux sorties dans vos montagnes ^^.

– Miss Kiwi: alors celle là de course, elle était attendue! Un trail dans la montagne, la neige et le paysage qui va avec, une partie de nuit, il ne m’en fallait pas plus pour être excitée comme une gamine à l’idée d’accrocher mon dossard! Cette année l’objectif pour moi c’est la Sainté Lyon, un défi qui me tient vraiment à coeur bien que j’ai très peu d’expérience en trail. Alors ce trail des Vosges, je l’aborde comme une occasion de me tester et de m’habituer un peu aux conditions climatiques. Mais pour être totalement honnête, avant le départ j’avais beaucoup plus anticipé le paysage et l’ambiance que le dénivelé et le fait que bah le trail, ça pique! Un manque de préparation mentale que je paierais plus tard…

Trail blanc des Vosges feu d'artifice nocturne
Feu d’artifice au départ du 5km nocturne
  • Samedi soir: 5km nocturne, 274m de d+ à la montre. On arrive vers 17h30 pour un départ à 18h30, ce qui nous laisse le temps de récupérer nos dossards et de profiter qu’il fasse encore jour pour prendre quelques photos. Pas beaucoup de neige malheureusement, mais quand on vit à Reims, le moindre m2 de blanc avec quelques arbres et de la montagne autour, c’est le grand dépaysement! On rejoint la ligne de départ, la course est limitée à 600 coureurs, mais ça n’empèche pas qu’il y ait quand même pas mal d’ambiance! Départ lancé, on fait à peine 300m que ça commence déjà à grimper sévère! On trottine, on marche, on glisse, de toute façon on est là pour s’amuser et profiter. Malgré qu’il fasse nuit, on en prend plein les yeux entre le défilé des lampes frontales devant nous et le feu d’artifice sur le côté, c’est tout simplement magique! Petit passage où ça bouchonne, je sais toujours pas pourquoi d’ailleurs parce que c’était un des seuls endroits totalement plat, mais impossible de doubler avec la neige sur le côté. J’ai bien essayé pourtant, mais courir quand tu vois plus tes mollets tellement tu t’enfonce dans la neige, c’est bof! Arrivés à peine à la moitié on entend déjà le micro qui s’affole pour accueillir les premiers, et là on se dit qu’apparemment on est pas tous venus là pour faire mumuse dans la neige. A part cette petite portion de plat où ça bouchonnait, j’ai l’impression qu’on a fait que grimper tout le long de la course. Ca tire dans les mollets, et 5km ça peut paraître très long en fait! Sur la fin par contre une grosse descente, tellement grosse que j’ai préféré la descendre en mode luge sur les fesses que de prendre le risque de me casser une jambe en courant! Rapidement c’est la ligne d’arrivée, le ravito au vin chaud, on ne s’éternise pas car il est déjà tard (forcément, on a mis plus d’une heure pour faire 5km ahah) et qu’on est attendus. On repart ravis de cette course qui nous a carrément sorti de nos habitudes, motivés à bloc pour remettre ça le lendemain.

    Trail blanc des vosges 2018 nocturne
    Défilé des lampes frontales devant nous
  • Dimanche matin: 18km, 537m de d+ à la montre. C’est reparti pour un tour. Cette fois ci la course attend 1300 coureurs, et impossible de monter en voiture jusqu’à la station parce que le parking est déjà plein. Du coup on doit utiliser les navettes pour remonter jusqu’au départ qui est prévu à 11h. Sauf qu’à 10h55 on est toujours pas montés dans la navette et il y a encore pas mal de monde devant nous. Ca commence bien! Bon pas d’affolement, les organisateurs nous informent que le départ est repoussé pour permettre à tout le monde de monter et d’avoir le temps de retirer leur dossard si ce n’est pas déjà fait. On rencontre du monde, on rigole, on se rend compte qu’on est pas les seuls à venir un peu en mode touristes, et on se moque gentiment de nos chronos pourris de la veille (comparé à la même distance sur route bien sur).  Vient le moment de prendre le départ, et vu qu’il a été repoussé mais qu’on nous a pas donné d’heure exacte c’est un peu le bordel, au final tout le monde se met a courir autour de nous alors qu’on est gentiment en train de prendre une photo ahah. Ca commence direct par une bonne grosse montée qui annonce la couleur. Les premiers km se passent bien, je m’éclate et prend vraiment du plaisir sur la course, le paysage est magnifique malgré le brouillard. Mais très vite je fatigue, je sais pas si c’est l’enchaînement des montées dans la neige, les descentes sur les fesses, le fait de se concentrer pour pas tomber, mais au 7ekm j’en ai ras le bol. J’avance plus, même marcher me saoule, j’ai hâte que ça se termine. Alors du coup je m’en veux, je me dit que faire tout ces km pour râler à peine à la moitié c’est quand même dommage. Et surtout je me remet en question, je me dit que pour la Sainté Lyon c’est franchement pas gagné si je galère autant sur 18km. Mais au final, après avoir bien galéré, envoyé bouler les pauvres bénévoles qui ont osé me dire « aller on garde le sourire » (JE SOURIS SI JE VEUX OK??? Là j’ai juste envie de vous faire manger de la neige!!! Bon ok c’est ce que j’ai pensé sur le coup, je le regrette et je m’excuse d’ailleurs auprès de ces pauvres bénévoles qui ont subit ma mauvaise humeur alors que bon, au final, ça devait quand même pas être super drôle de poireauter dans le froid pendant toute la course à essayer de motiver tout ce petit monde…). Bref, au final j’ai fini par me rendre compte qu’il me reste près d’un an pour me préparer, que ça doit être mon deuxième trail, et que c’est pas pour rien que j’en ai prévu pas mal cette année. Et comme je marche au défi, je sais que je vais me donner à fond et que je ferais tout pour être prête le jour J. Quoiqu’il arrive je ferais tout pour franchir l’arche d’arrivée à la halle Tony Garnier au mois de Décembre.
Trail blanc des vosges 18km 2018 intrepides runneurs
Oui, sur les fesses ça va plus vite. Et non, je suis pas la seule à avoir eu cette idée ^^

-Gouverneur:

  • 5K Nocturne

En guise de préparation j’ai hâte d’en découdre avec ces deux trails de 5K et 18K car le dénivelé est présent mais en terme de climat on repassera, j’ai pas encore trouvé de programme pour le marathon des sables qui prévoit une séance dans la neige … mais est-ce que j’ai l’habitude de faire comme les autres ?

C’est parti pour 5km, après avoir rencontré Stéphane et sa femme qui nous on fait un super acceuil, il est l’heure de se préparer !!! Stéphane devait participer aussi à cette course ainsi qu’au 18km mais une blessure empêche ce grand traileur de pouvoir se joindre à nous hélas … alors pour commencer je lui souhaite un bon rétablissement pour qu’on puisse vite partager un moment sport intense avec lui ! (car il y a du niveau d’après son palmarès)

Nous sommes à 50 min du départ alors une fois prêts on ne traine pas car on doit aller récupérer les dossards, et en cadeau on reçoit des manchons pour les bras qui sont vraiment pas mal! Arrivés sur place l’ambiance est plutôt fun avec de la musique , ça s’échauffe de partout mais une fois le dossard en main on s’est vite réfugiés dans la voiture pour manger des bonbons en regardant les autres coureurs trottiner … (oui comme méthode de préparation on est dans une autre dimension)

Pour ces 2 courses j’ai decidé de courir avec mon sac du MDS (customisé avec 2 badge imagine for margo ) chargé à environ 4kg, bonnet obligatoire avec couverture de survie et sifflet. Le climat est plutot sec et le froid est bien présent .

Materiel obligatoire: lampe frontale, bonnet, couverture de survie , sifflet, ravitaillement en solide et liquide.

On sort de la voiture pour ces fameux 5K, j’ai donc conduit toute la journée pour faire 5km c’est l’impression que j’ai à ce moment là, heureusement que le lendemain il y à les 18km.

Dès le depart ça grimpe (et pas qu’un peu), on est là pour ça, mais très vite ça bouchonne alors on prend notre mal en patience, rien ne sert de s’énerver ça n’ira pas plus vite, les km défilent doucement, très doucement, vraiment très doucement, ok d’accord c’est une course en « slow motion », la difficulté est présente , nos corps froids se sont rechauffés au bout de 200 mètres, toujours avec ma chérie on se charie quand notre montre sonne pour annoncer notre temps au KM et à l’arrivée. Les 500 derniers mètres on peut enfin courir (glisser pour d’autre) alors c’est une avalanche de traileurs qui déferle sur la ligne d’arrivée pour déguster le vin chaud qui attend les finishers de ce 5km Nocturne.

Trail blanc des Vosges 18km 2018
De la neige, un peu. Du brouillard, beaucoup.
  • 18Km Gain de confiance

Le réveil sonne à 8h00, départ de la course prévu à 11H00, on est large ça va le faire.

Arrivés sur place on se rend compte que c’est une navette qui va nous déposer sur le lieu du départ car le parking principal est complet. Grrrrr dans ma tête ça cogite , ça veut dire que quand j’ai fini ma course je vais pas pouvoir partir comme bon me semble … Agacé mais vite oublié, on fait donc la queue dans le froid (oui car il fait très froid). Quand j’ai froid je perd un peu mes moyens et je me réfugie dans les bras de Miss Kiwi comme un petit oiseau tombé d’un arbre avec une aile brisée qui a perdu sa maman … oui j’en rajoute un peu mais j’avais vraiment froid.

La navette arrive c’est parti et attention on a une pilote a bord, une mamie qui appuie sur la champignon sans modération, je pense que c’est une adepte de mario kart et que si elle avait pu elle aurait jeté des coquilles rouges et lancé des peaux de bananes comme dans le jeu.

Bien arrivés au sommet, on descend de la navette en essayant de ne pas vomir et on se rend compte qu’il fait 2 fois plus froid qu’hier soir (je désactive le mode oiseau aile brisé et prend sur moi).

11H30 le départ à été repoussé et c’est parti pour 18km de bohneur (pas pour tout le monde) et ça grimpe directement comme ma chérie a pu vous le dire et c’est que du plaisir, je ne ressens aucune courbature de la veille et le sac a dos de 4kg est comme inexistant ( les tractions ça a payé je m’en rend compte), les km s’enchaînent plus rapidement qu’hier pour le moment, oui on peut courir là c’est mieux. Le paysage est juste magnifique alors on profite en faisant le plein de photos sur le parcours en faisant des pauses au bout des montées un peu trop hymalayesques.

Ca grimpe sec mais je ne ressens pas de réelles difficultés et continue de prendre un réel plaisir mais ce n’est pas la même pour ma chérie Miss Kiwi qui n’avait pas imaginé cette course de la même manière, elle me dit de partir devant à plusieurs reprises pour ne pas gâcher ma course (mais ça va pas ou quoi), c’est faire la course sans toi qui serait du gachis! Alors je tente de la remotiver, la rebooster sans réel succès mais je reste à ses cotés pour qu’on avance ensemble! Elle a fait un travail mental sur elle même et a su retrouver de la force pour terminer ce trail avec le sourire malgré les barrières rencontrées.

  • Pour résumé:

Pour ma part je suis amplement satisfait de mon expérience car je n’ai ni souffert du poids du sac ni du denivelé. Le parcours est juste super et le cadre somptueux par contre il faut être super vigilant car le terrain est technique, il faut constament être sur ses gardes pour éviter une blessure. Les bénévoles sont juste super, toujours un mot pour encourager les coureurs et l’organisation je n’ai rien trouvé à redire avec une photo finisher offert à la fin ainsi qu’un t-shirt, des bonbons et un petit ravito. J’aurais juste un petit coup de gueule à passer pour les gens qui utilisent (mal) leur batons ! C’est vraiment super dangeureux et peut vite conduire à un accident, donc faites attention, on a manqué de se faire embrocher pas mal de fois.

Pour finir je voudrais remercier encore une fois Stéphane et sa famille pour son acceuil et sa gentillesse, ce fut un réel plaisir de partager avec toi, hâte de renouveler l’aventure mais cette fois tu viendras avec nous.

Et pour vivre ce trail avec nous en vidéo, ça se passe par ici.

Trail blanc des Vosges 2018 intrépides runneurs
Un grand merci à Stéphane et sa famille pour sur accueil plus que chaleureux. On se revoit très vite 😉

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